mardi 1 janvier 2013

c'est une séquence, ça commence et ça finit, il y a un début, est-ce qu'on le choisit, ce n'est pas sûr, en effet ce qui arrive est incertain, on essaye de le provoquer mais on ne sait pas ce qui provoque, alors on essaye autre chose, la crèche est pleine, mais moi je sais aussi faire des ronds, alors comment aller où je vais, ça dépend de mes pieds mais aussi de mon cerveau, les deux extrémités de l'être, je pense donc je marche, un mouvement régulier un peu plus rapide que la moyenne, c'est une marche de combat, une lutte contre moi, vais-je vaincre, mais alors vais-je pouvoir partir en vacances, j'hésite, que faire, tomber, ramper, marcher, le plus facile c'est de marcher, et c'est le plus anonyme, dans la rue il n'y pas beaucoup de façons d'exister, on marche les bras collés au corps, on croise les gens sans les regarder ou alors de loin comme si on regardait l'immeuble au fond de la scène, attention ça commence, je suis inquiet, qu'est ce qui commence, je cherche dans ma mémoire, je ne trouve rien, dans mes reins, dans mon foie, l'enquête n'est pas approfondie, je reste à la surface de mes émotions, je rie, je pleure, ça me suffit, ensuite j'ai faim, alors je vais à la cuisine, c'est le lieu où on peut trouver quelque chose à manger, quand j'ai sommeil je vais dans la chambre, le lieu où je peux trouver une femme, c'est toujours la même, il y a permanence tous les jours de minuit à minuit, c'est le quotidien, il prend une place énorme, je viens, je suis

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