when is it now

jeudi 3 janvier 2013

avant de partir je dois me concentrer pour savoir quel chemin prendre, vais-je aller à gauche ou à droite, je ne peux aller tout droit au risque de tomber sur les rails qui mènent au Havre, c'est un voyage qui mène au bord de la mer, une vague pousse l'autre, j'étais enfant je suis adulte, je suis vivant et je serai mort, une vague impression d'exister, je crois en moi, je suis bien le seul, mais c'est ça qui compte, les autres n'existent pas, c'est une masse informe sans identité, comme compter sur eux, sur leurs intérêts, comment connaître leurs passions, alors que je connais la mienne, un effort vers la nullité, le moment de vie où on plane entre deux états, comme si on pouvait ne rien penser, mais le travail consiste à pousser fortement comme si on donnait naissance à un projet, ce moment est fort, il sent le chocolat de l'enfance quand on ne rêve que d'une voiture à pédales, mais maintenant j'écrase les pommes de terre, ça change de catégorie, mais ce n'est pas encore la finalité de mon action, car je suis prêt à vendre mon âme pour être sûr de faire un grand tour, ce passage en forme de croissant de lune pour atteindre le soleil et me brûler les ailes, car on peut bien se moquer d'Icare qui s'est trop approché de la chaleur et connut la chute dans la mer, c'est la fatalité de l'humain, il se croit un dieu et finit dans la tombe, hier il vivait, aujourd'hui il est mort, il se croyait quelqu'un et il n'est plus personne, on s'en moque alors qu'il faisait peur, il est un corps vide qui pourrit, ah, croyance de l'humain qui le pousse dans le mauvais sens, pas vers le haut où tu vas te brûler le cerveau, vers le bas, c'est un peu humide, juste ce qui faut, et ça continue des années, des décennies, alors il faut réfléchir, à droite ou à gauche

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