dimanche 13 janvier 2013
dans un instant l'instant présent s'écroule sous la terre, il ne reste rien du passé, le présent se régénère à chaque seconde, c'est pour ça que je suis optimiste, car je sais que tout arrive à chaque seconde, il n'est pas possible de rester dans la même situation, rien ne dure, mais quand ça dure, je sais qu'il y a forcément une fin comme il y a eu un début, ça ne change rien, on est ensemble, c'est simple, on ne commande pas de pizza de peur de grossir, on préfère manger des légumes cuits à la vapeur, c'est diététique, c'est bon, ce n'est pas gras, avec un peu de poivre et puis je suis content de vivre, c'est une émotion gratuite qui ne gène personne, je suis seul dans mon coin, tout se passe bien, j'ai une certaine expérience de la vie, j'ai appris qu'il fallait savoir vivre simplement, il n'est pas nécessaire de bondir de plaisir, les jours passent calmement sans montée ni descente vertigineuse, c'est tranquille, alors je me demande si je vais pouvoir continuer encore longtemps de maîtriser la bête qui est en moi, je sais que je suis capable du meilleur comme du pire, ça me fait peur, j'ai tellement envie de passer inaperçu que je suis confronté à un mur d'interrogation, si je vais au bout du bout, suis-je capable de résister à la pression, je ne sais pas si au bout du bout la pression est plus grande qu'ici maintenant, je me pose des questions, et le temps passe, c'est déjà le moment de passer à un autre moment, merci mon Dieu de me permettre de garantir mon passage sur la terre, la grâce me précède gentiment, il y a de moments dans la vie où on est près de la divinité, et puis on sombre dans l'angoisse, la vie est lente, il ne se passe rien, je voudrai quelque chose, mais je ne sais pas quoi, un jour à la fois, dans dix ans, dans vingt ans, en attendant je continue à regarder les étoiles, elles brillent gratuitement depuis toujours, c'est beau mais il faut lever la tête pour les regarder ou alors il faut se coucher par terre mais je n'aime pas m'étendre dans l'herbe, j'ai toujours peur d'être attaqué par des bêtes, on est citadin ou on ne l'est pas
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