when is it now
mercredi 2 janvier 2013
je voudrais dire que je suis quelqu'un de quelqu'un et de quelqu'un d'autre, ensuite on peut remonter jusqu'à l'homme de Cromagnon, il y a des millions d'années, il n'y avait pas de confitures de groseilles, pas de magasins, pas d'histoire, pas de géographie, pas de moi, car je suis arrivé en 1968, loin après le début, et pourtant je me sans proche de mes ancêtres, cet incertitude comblée par un présent impossible, de la tarte à midi et du poisson le soir, une sorte de passage en-dessous, car dessus c'est dangereux, je ne sais pas ce qu'ils font, ils sont en vacances, mais quand il le peuvent, ils le font, et moi je continue à être un peu penché, pour pouvoir voir ce qui se passe là-dessous, mais en même temps je vais très loin, c'est une question principale, ça va, ça va bien, ça voudrait bien mais faut attendre, un moment comme celui-là, c'est bien, ça correspond à l'inquiétude quand j'avais oublié de dire que je faisais des crêpes, ça commençait tôt, j'avais besoin de tout préparer pour que tous mes invités soient satisfaits, ça fait longtemps que je ne suis plus dans l'attente de ce que je fais de bien, ce que je fais maintenant c'est le résultat d'une pulsion de vie en lutte avec une pulsion de mort qui est loin, elle ne s'approche pas, elle sait que je ne suis pas prêt, je suis parti pour des années dans une aventure vivante, au milieu des vivants, tant pis si ça déplaît, je suis sûr d'être sur la voie, le chemin de ma vie, il n'y en a pas d'autre, c'est l'unique espérance, la solitude infinie, la croyance de maintenant, c'est ici, pas de doute, c'est dur
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