mardi 12 mars 2013
un jour je saurai pourquoi j'ai vécu, pour le moment je suis perdu dans la réalité objective, c'est un espase fermé qui ne va pas loin, des moments précis, de la marmelade, des gâteaux et du miel et puis de la pluie, du soleil, des instants présents, de la lumière et soudainement tout va bien, pourquoi suis-je capable de commencer toujours au même endroit, ça ne compte pas, ça devrait marcher jusqu'au jour où je verrai ce que je ne ferai plus, c'est la vie, ça passe, un jour, c'est déjà beaucoup, comme pour les papillons, mais l'humain croit à son destin car il vit des milliers de jours, sans jamais se dire que ça pourrait être le premier, après tant de temps perdu, il y a un jour qui compte dans la vie, ce jour-là on est prêt, enfin, ça a pris du temps, mais on ne fait rien en un jour, il en faut des doutes, des incertitudes, des joies, des habitudes, la nuit, le jour, maintenant, ça commence, mais comment faire, je ne sais pas, je suis dans mon chemin, c'est ça qui compte, mon chemin, ma route, tout le reste tombe en cendres, c'est magique, ça n'arrive qu'une fois dans sa vie, on est étonné, pourquoi c'est comme ça, il n'y a pas de raison, tout avance vite, sans savoir pourquoi, c'est un rythme rapide, ça monte, ça descend, bonheur, malheur, vite, bien, mal, sans doute, quoi, et donc, mais, très rapidement, pas le temps d'attendre, il y a du monde derrière, il faut aller vite, une vie qui passe, au suivant, depuis des milliers de génération, la même musique, des moments agréables, des visions affreuses, des corps coupés en quatres, des bébés morts qui calent des packs de bière au Rwanda, la folie meurtrière de l'humain par plaisir, ce qui nous distingue de animaux qui sont violents pour se nourrir, l'humain tue par plaisir et après il s'en moque
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