when is it now

lundi 11 mars 2013

attendre, s'attendre, entrevoir, voir loin, marcher, comprendre que le corps est mort, mais que l'esprit veille avec une chandelle au-dessus d'un gouffre d'inquiétude, d'un seul coup on allume, on ne sait pas d'où ça vient, ça vient, c'est tout ce qu'on peut dire, car on est pas spécialiste que si on veut bien faire, c'est une occasion formidable, j'en étais sûr, elle est venue me dire qu'elle me quittait, je savais bien que nous ne pouvions plus nous voir, il fallait que le temps passe et peut-être une sensation violente, quelque chose qui bouge avant de mourir, et enfin une entente imparfaite, mais ne nous passons pas de la pommade sur les mains, vivre est sale et ne sert à rien, sauf peut-être pour se retrouver quelque part au moment où il est préférable de s'abstenir, car en venant au monde on ne choisit pas de naître, on arrive sur terre sans rien connaître, ça ne fait pas peur, on ne sait pas encore toutes les angoisses qui vont parcourir l'étendue herbeuse des fausses routes, des engagements qui ne mènent à rien, c'est triste Venise, mais ici, c'est Paris, Paris que j'aime marcher sur toi, je passe d'une rue à l'autre, rien ne change depuis des siècles, c'est beau, c'est inutile, c'est vain, c'est magnifique, marcher dans Paris, c'est mon plus grand bonheur, tant que je pourrai marcher dans Paris je serai heureux, si un jour je devais quitter Paris ou ne plus pouvoir marcher, je serai malheureux, c'est la vie avant la mort

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