jeudi 19 décembre 2013
trois fois rien, un espace ridicule, une envie folle et des jours à passer au plus près sans jamais savoir pourquoi c'est encore mieux que ça, mais je file à l'ouest, c'est une pente que j'appelle mare, car l'eau croupie est intéressant, la vie y est nombreuse et avant les sorcière y venaient pêcher des crapauds qu'elles faisaient cuir dans de l'huile de poissons séchés depuis des siècles, mais aujourd'hui on n'attend plus, il faut être connecté pour avoir la chance de prendre du temps sans s'ennuyer, quelle perte de sens, le moyen n'est pas la fin, on se trompe de mouvement, il faut savoir être seul, un jour dans, un jour dehors, toujours dans le même sens, celui de la perte de sens quand tout est boire, et que dans la prise de médicament je dois être conscient du manque qui pourrait me faire tomber sur quelqu'un que je connais, alors je serai obligé de dire bonjour, ce qui me gêne car le jour est bon, certes ça peut aller, mais quand je suis loin je préfère me taire pour ne pas être dérangé dans la quête de pouvoir certain mais encore trop jeune pour approfondir la science de se faire des crêpes, à la façon d'une bretonne qui ne voyait pas d'inconvénient à ce que je fasse tomber la veste parce que j'avais trop chaud, mais après je fus certain d'avoir faim, car ce que je sentais c'était le beurre qui chante, la pâte qui hurle en voyant que sa dernière heure arrive, et moi qui respire l'air qu'on me laisse pour espérer qu'un jour je sois vieux, mais pour l'instant je crois dur comme fer au changement d'heure, il n'est plus dix heures, nous sommes nous, mais eux sont eux, alors ce n'est pas grave, ça me fait plaisir de voir que c'est fermé quand mes yeux s'habituent à la noirceur de mon âme, quand pour la dernière fois j'ai du aller voir des corps nus, je me suis imposé une règle de prendre mon temps et comme ça je suis dans une autre dimension, c'est fragile, je ne sais pas si ça va tenir, mais j'essaye de trouver un moyen d'échapper à la pulsion, c'est ridicule mais ça fait mal, une fois que c'est tenu il faut continuer sans faillir, ah là là, des jours, encore des jours, ces heures creuses, et moi qui suis dans une barque, le moteur qui fait du bruit, qui dégage une odeur d'essence, et la vagues qui font monter, descendre, monter, descendre, mon estomac se souvient de ce que j'ai mangé il y a une heure, ça va sortir, je sens mon sang qui coule, une froideur de tombe me gagne, j'ai peur de ne plus contrôler la machine, mais voilà qu'un moment passe plus agréable, je le saisi et j'arrive à ne pas sortir trop tôt, je me tiens au bord, je ne vois pas de corps nus, je suis au milieu de la vie, tout allait bien depuis que je suis près de la ligne, ça me rassure de voir que tout est là, ça ne peut pas toujours faire le plus alors je me passe de l'eau sur la figure, ça me permet de faire baisser la température, car quelques fois je pars dans une folie légère, ça me chauffe le cerveau, mais vers cet endroit magique, je prends des choses sans avoir le même génie que d'autres quand ils sont gris
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