when is it now
jeudi 19 décembre 2013
la venue au monde est intense après neuf mois passés dans l'eau il faut se mettre à crier pour dire au monde que je ne m'appelle pas Georges, mais pour cette raison qui m'échappe je fais un trou dans le sens dominant, ainsi je suis pris à la gorge, mais en un passage rapide je me dégage et je fonce chez Alfonso, c'est un peu voyant mais je me suis habitué à rire quand je me vois, ce menton, ces joues, ce ventre, ces jambes, mon dieu, quelle poire, mais ce n'est pas ça qui va m'empêcher de prendre la première sortie et d'arriver tout près de ce qui m'attend car je fais toujours un bond en avant pour être sûr de pouvoir aller là, c'est une ambition dévoilée, à voile pour saisir le vent, comprendre ce qui se passe, changer de positions pour ne plus voir ce que je voyais, mais me voir dans une situation qui me dépasse, car si je suis toujours moi, il se trouve que la vie est nouvelle, des poissons dans l'eau, de la menthe dans le couscous et pour la mer, un beau ciel bleu, des ardoises sur les toit, des bières dans les restaurants, pour ne plus être seul, une femme que j'aime et qui m'aime, tout est bien, tout sera différent car pour dire la vérité je suis au bord, d'une falaise, et je passe tout près de la chute, alors je me dis c'est encore là, ça recommence, c'est mieux, pour être vrai, pour montrer mes dents, tout est dans la chance, un jour un histoire qui se passe mal, des anciens qui partent, des nouveaux qui prennent le pouvoir, car dans la vie ça ne traîne pas, c'est une chute, un mouvement, un peu de folie, du reste d'hier, des soifs qui s'éteignent et pour mardi je le veux, c'est un choix clair, une pleine lune, des mois, des années de croyances et tout s'arrête, c'est stupide, mais comment faire autrement, si je tiens c'est bien parce que j'y crois, autrement ça ne passerait pas, vraiment dans un moment comme celui-là je chante sans respirer tant le tonneau roule et moi je passe à côté pour ne pas me faire pincer car ce qui vient est venu la dernière fois, je reconnais le passeur, il avait la chance pour lui et pourtant il a plein de poches, alors je fais toujours le même parcours, comme ça je peux faire deux fois ce que j'aurais fais trois fois, une fois de plus pour la peine encourue, mais quand il est temps il faut faire ses valises, alors on sait qu'on va partir, est pour, toujours un peu plus mais je me rassure tout est fait en temps et en peur, donc c'est comme ça que je vois la vie, un ensemble parfait qui a des trous qui sont autant de signes de l'incohérence du moment qui monte alors que je descend, mais quand j'arrive à la dernière marche je sais que je suis arrivé en bas, là je me repose une seconde, savourant cet instant de concrétisation sans avoir eu l'avantage d'être prévenu, car dans la vie il faut savoir se passer de prévision si ça arrive, alors je prends tout ce qui se trouve à proximité, mon cerveau, mes mains et je peux agir, ça prend du temps mais je ne peux aller plus vite, c'est un rythme qui m'est imposé
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