vendredi 20 décembre 2013

oh joie de l'existence un peu à croire, des ententes faciles des poissons, de la viande, des légumes, il y a tout ce qui faut pour manger, mais que manque, par exemple la soif, que faire si ça peut, moi j'ai un truc, je fais comme si je pouvais, comme ça même si ça ne marche pas je peux toujours prendre une tasse et me servir du café, ni vu ni connu, c'est de l'expérience du vivant pour ne pas perdre le bon ordre mais dans un temps difficile à comprendre je prends mes précautions, je ne cherche pas les problèmes, je fais ce que je peux pour être présent, ça me prend dans l'urgence car la vie déboule sans prévenir, il faut être rapide, savoir ce qui compte, écarter le trop, avoir la vue sur le passage principal dans l'attente d'un heureux évènement et jamais croire que c'est facile, c'est une tentation refoulée, un poids qui prend le contrôle, des heures perdues, des histoires pour les enfants, des loups, des ogres, des gentils des méchants, mais dans la vie personne n'est complètement ce qu'il devrait être alors on oublie les moyens de reconnaissance verbale, ça ne peut pas traduire tout ce que le corps peut dire en se taisant, car le corps a des choses à dire, en se caressant, en se tordant de douleur, des pertes de sens, des troncs enracinés, et pour la première fois une chance de monter voir ce qui se passe de l'autre côté, ce n'est pas inquiétant c'est juste une heure qui passe sans se demander ce qu'on fait après, car dans la nature tout est organisé depuis toujours dans un ordre qui ne peut pas faire autrement

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire