jeudi 10 avril 2014
ce que j'aimerai
ce que j'aimerai c'est voir ce qu'il y a derrière le rideau, mais je crois bien qu'il faut mourir pour le voir, autrement on peut toujours faire autre chose pour contourner le problème, c'est quand même insensé, je trouve sur mon chemin des indications de faire demi-tour, mais je ne vois pas pourquoi je devrai revenir en arrière, je force donc le passage, je me trouve en zone libre, ça me fait tout drôle de ne plus voir d'uniformes de nazis, un peu d'air, des drôles de pensées qui me viennent maintenant que je peux crier, vive De Gaulle, alors qu'on est en 1968, il est fini le temps héroïque, maintenant c'est la vieillesse qui est là, la perte de conscience, l'oubli de la jeunesse, cette jeunesse qui défie les policiers en lançant des pavés, c'est cette année que je suis né, et pour bien arriver à la suite, je fais depuis ce temps une expérience pour savoir ce qui se passe quand on veut aller tout droit sans passer par les habituelles nécessités d'usage, voilà pourquoi je me permets de vous dire que vous êtes ma seule chance de sortir du trou dans lequel je me suis mis pour être sûr de ne plus avoir à faire ce que je faisais avant pour avoir une stabilité financière, mais un jour j'ai vu que mon avenir passait par l'oubli, ce moment si grave qu'on voudrait bien qu'il s'arrête rapidement, ce qui pourrait arriver si j'avais eu la main heureuse, mais pour ça il aurait fallu faire un saut beaucoup plus grand mais à l'époque je n'étais pas encore entraîné et de plus je n'ai pas la carrure pour faire un bond de dix mètre, donc depuis je suis obligé de jouer en division inférieure, mais patience un jour ma princesse viendra et nous pourrons aller à Venise sur une gondole pour offrir des fleurs
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire