when is it now
mardi 22 avril 2014
quand c'était je
quand c'était je ne me rappelle plus car ici c'est fait alors dans une accélération délirante je me mets à prendre tout ce que j'aime, du chocolat, du vin, du pain des endroits ensoleillés, de la mesure pour ne pas franchir le saut, et tout ce que je sais qui me permet de prendre encore plus d'aise, car je sais tout ce que je sais, il n'y a pas de problème de fond, tout est enterré pour qu'ensuite je sois capable de monter au ciel, c'est un changement total, c'est comme si tout doit rentrer dans une petite boîte qui est si légère qu'on n'y fait pas attention, mais peut-être que la vie c'est ça, alors pourquoi hésiter, allons-y soyons francs et sauf si ça tombe, on est dans un choix clair, il n'y a pas d'ombre qui nous ferait dire plus tard que tout était faussé et que c'est bien pour ça qu'on a pu aller en vacances au bord de la mer, c'est encore plus tard que je me suis mis à aimer, ça faisait longtemps que je passais sans savoir où aller et un jour je l'ai vu, je le sais, je le dis, et ça fait 20 ans alors qu'au début, c'était un jour, comme si un jour pouvait se répéter aussi longtemps, on est bloqué quelque part, ça continue comme avant, des heures douces même si les corps s’effondrent, mais ça c'est la pression qui prend l'estomac est le met par terre, c'est l’oxygène qui nous brûle les poumons, c'est l'envie qui n'est pas satisfaite, parce que tout est bien, il n'y a plus à attendre je ne sais quel joujou de la conscience terrienne, mais ça aussi on dans un cercle, ça c'est rond, mais ça c'est carré, ça ne passe pas, je l'avais bien vu, mais personne ne voulait me croire, il faut savoir que les gens en général ne pensent qu'à eux-mêmes, il ne peuvent voir le danger qui arrive de l'extérieur, donc quand on est dans une situation qui ne peut pas s'étendre jusqu'à la prochaine fois on est obligé de prendre ses dents, de bien mâcher, de ne rien cracher parce que ça ne se fait pas et de bien s'essuyer les lèvres pour qu'ensuite on embrasse une femme sans avoir à lui passer des morceaux de lapins mais ça c'est qu'on appelle l'éducation, pas celle qu'on apprend à l'école, mais celle qu'on apprend pas, c'est celle qu'on ressent parce qu'on l'a vu des centaines de fois, qu'on a conclu que la vie passait par là et que maintenant on suit le chemin tracé par les parents, c'est comme ça qu'on prolonge le contrat, dans un pays tout le monde plus ou moins va dans un sens, c'est la paix ou c'est la guerre, je continue à penser que tout est présent, il ne faut pas voir par là que je suis toujours en quête d'un bonheur extérieur, tout ce qui compte c'est l'effort, si ça perce c'est qu'on est arrivé au point le plus inquiétant, comme ça va se passer y a-t-il des réseaux dans la boue, où suis-je, qu'est ce qui se passe quand on est dans un temps aussi nécessaire que souhaitable, faut-il être dedans ou dehors, où je prends ce que je fais, suis-je capable de prendre le plus intéressant et de le donner pour qu'il soit propre sans avoir envie de lui sauter dessus pour lui arracher ses vêtements et avoir enfin cette vision interne qui ne peut sortir parce que tout est pesant et que je suis en train de passer
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