vendredi 4 avril 2014
une nouvelle fois je m'enfonce
une nouvelle fois je m'enfonce pour arriver là où je m'arrête, je dois trouver une autre voie pour que tout ce que je fais ne soit pas perdu au prochain carrefour, donc je dois me tremper, et me tromper, pour que dans un instant je sois capable de faire ce que j'attends depuis longtemps mais quelque chose m'en empêche, est-ce le dégoût de moi, le manque de profondeur, l'ennui d'appuyer pour que ça passe, il faut quand même que je sois plus près, c'est un effort à faire pour renouveler le stock, quand on est plein, pas la peine de s'attendre au changement, il faut laisser un peu de place au nouveau, autrement on tourne en rond et ça ne peut plus rien faire de la place en tête pour que dans un genre qui accepte le mensonge on soit capable de faire quelque chose qui impressionne, assez pour passer de rien à tout, que c'est drôle, je ne pensais pas arriver un jour là où je suis, c'est un peu une surprise, car avant j'étais sérieux, je croyais pouvoir faire quelque chose de ma vie, mais maintenant j'ai bien compris comment tout ça tournait, de la sauce pour la viande et voilà un peu de vin pour mouiller l'estomac et donc un dessert pour faire plaisir à la bouche qui s'assèche avec le vin, une douceur qui réveil l'enfant qui est en moi, coucou la fraise, coucou la crêpe, coucou le sexe jamais dur sauf le matin au réveil ça ça continue aujourd'hui sans pouvoir lui interdire car ça c'est le corps qui parle, c'est une indication de plaisir passé à la moulinette pour que tout l'espace soit habité par la parole amicale
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