when is it now
mercredi 14 novembre 2012
aujourd'hui je dois bien voir pour être sûr de ce que j'ai vu, ça a été très rapide, je me demande maintenant si c'était vrai, c'est comme ça dans la vie, on croit tellement de choses, le cerveau fabrique des images qui n'ont rien de réelles, elles sont là simplement pour nous faire plaisir, c'est ça qui compte le plus, le plaisir même si c'est faux, on peut vivre comme ça pendant des décennies, et puis un jour on ouvre les yeux, qu'est ce que ça veut dire, des corps, des gens mauvais, de la turpitude, de l'envie stupide, de la vieillesse dans l'incompréhension et moi qui vit tous les jours sans savoir où je vais, mais maintenant je sais où je suis, je suis assis, ha! merveille de la vie, j'étais debout et je me suis assis sur une chaise, quelle joie, tout à l'heure je me lèverai pour aller dans la cuisine, car je sais quelle heure il est, c'est formidable, je sais où je suis, c'est génial, je sais qu'il est 16h, c'est le moment qui s'approche de faire la vaisselle, super bien, je sais ce que je fais sur terre, je m'assois, je me lève, je vais faire la vaisselle, je sais quel jour il est, et les jours passent automatiquement, on a rien à faire pour que ça avance, on y va à son rythme, quelques fois ça va plus vite qu'à d'autres, quand on angoisse, quand on a peur, ça va vite, quand je ne pense à rien c'est lent, c'est bien, c'est bien, c'est bien, c'est bien, ensuite c'est bien, c'est bien, c'est bien, ensuite je vais bien, des carottes, du pain, du vin, du chocolat, pour aller là, il vaut mieux considérer qu'il faut de la patience, le temps de couper quatre en deux, et pour aussi passer croire aux rêves que je n'ai pas eu, c'est ça le problème, je ne me souviens pas de mes rêves, alors je m'en invente, ça commence toujours par, j'étais dans un jardin, d'un seul coup je fus projeté en haut et puis je suis descendu en bas, quand je me réveille je suis en bas du lit, en haut il y a une statue en plâtre représentant la vierge Marie, elle me regarde, elle comprend que je suis un humain, elle sait par où je passe, elle connaît mes pensées, de ma noirceur à ma beauté, passages multiples, accélération, blocage, c'est fini, fin de la partie, il faut en commencer une autre, combien de parties on joue dans la vie, le vide se creuse tout seul, avec des pelles d'aujourd'hui, c'est lourd, je cherche le léger, où est-il, je cherche encore, et puis j'arrête, je suis fatigué, je reviendrai plus tard, ce n'est pas la peine de s'épuiser, le chemin est long, des heures et des années, un essai dans la facilité, rapidement arrivé au premier environnement, tout va bien, tout est en ordre, chaque chose est une partie de l'ensemble
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