when is it now
mercredi 14 novembre 2012
un corps est composé d'une tête et d'un corps, le problème est qu'il faut toujours fermer les volets quand on va se coucher, moi j'aimerai bien aller plus vite, mais dans mon cerveau ça coince, il y en a qui ne sont pas d'accord, ils préfèrent rester comme avant, c'est la peur d'aller voir ce qui se passe ailleurs, d'ailleurs on se demande ce qui se peut se passer ailleurs, ici il se passe quelque chose, alors pourquoi aller voir ce qui se passe ailleurs, c'est comme ça que je réfléchis, un coup à droite, un coup à gauche, et finalement je vais au centre, un entre deux, une façon de voir la vie calmement, quand ça arrive j'essaye de bien voir ce que c'est, ensuite je me demande ce qui compte pour moi, c'est important de mettre en relation les demandes et les réponses, à condition de croire qu'il est souhaitable d'avancer dans la vie, j'en vois qui ne veulent pas comprendre où ils sont, c'est embêtant car comment aller vers l'autre si soi-même on ne sait pas qui on est, alors c'est le problème, la relation se casse, on n'y peut rien, c'est la vie, on continue avec ceux qui savent où ils sont et savent également où je suis, c'est une connaissance superficielle, on ne connaît pas l'autre exactement, ce n'est pas intéressant, ce qui est passionnant c'est de parler à quelqu'un en le respectant, c'est un projet magnifique, on se parle, on s'entend, on se voit, on a du plaisir à se parler, on est dans le dialogue, et maintenant je vais bien, je réfléchis, je pense, je suis un humain, tout va bien, des gens meurent à chaque seconde dans le monde, il y a des meurtres chaque minutes, des assassinats, des viols, des tromperies, des humiliations, des gens qui veulent posséder des corps comme si c'était des esclaves, tout va bien, je suis né, un jour, c'était un lundi, j'aime le lundi soir, c'est le redémarrage dans la régularité, le week-end disparaît, devant moi se profile la semaine jusqu'au vendredi, je sais que ça va se passer rapidement, des jours qui décollent comme des fusées, on ne sait pas où on va, mais ça va tellement vite qu'on ne se le demande pas, l'ignorance est totale, on s'ignore soi-même, on ne se vit pas, on vit dans la vie, on va vers l'extérieur, mais vers l'intérieur il n'y a que le scanner, des tranches de corps pour voir si tout va bien
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