when is it now

mardi 6 novembre 2012

un jour d'octobre je fus convaincu que le vide commençait à se remplir, tout à coup il est mort, devant moi l'inconnu, que faire de ma vie, continuer comme avant, et comment aller le voir maintenant, est-il encore là, l'espérance est lointaine, il faut marcher longtemps pour se dire qu'en chemin j'ai l'espoir de continuer longtemps, je n'ai plus d'objectif si ce n'est celui d'aller où je veux, c'est un endroit magique où on oublie les corps, on a chacun la possibilité de se croire capable de voir l'autre comme étant aussi capable de se croire capable, dans cette hypothèse il n'y a plus de désir de possession puisque on est chacun dans une tentation d'existence pleine, une trajectoire vers un point parfait, cette exigence remplit chaque instant, il n'y a pas de place pour le jeu, ce jeu qui amène au regret, ce manque humain de respect le pousse vers la porte, au-revoir, chacun mène sa vie dans la solitude, un jour mon corps finira son parcours, j'espère avoir fini avant ce que je considère être un projet unique et porteur d'avenir, dans cinquante ans il se passera quelque chose, aujourd'hui il ne se passe rien, et c'est bien comme ça, car je ne pense pas pouvoir être surpris, tout avance comme je l'ai prévu, des décennies dans la recherche, ça prend du temps d'aller au coeur de l'émotion et d'en revenir, on ne peut pas tout le temps être loin, la vie au quotidien se passe au plus près, il n'y a pas d'espace supplémentaire, chaque instant est prisonnier des pulsions, on est obligé de plonger dans la vase de temps en temps, ça libère, ce qui compte c'est de remonter du puits, et puis le soleil brille, le ciel est bleu, je vis, je respire, tout va bien

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