when is it now

vendredi 9 novembre 2012

c'est en contenant ma folie que je marche seul pour ne pas sombrer dans la déchirure des papier personnels, ce qui fait une vie tient dan quelques feuilles de papier qui indique qui je suis, où j'habite, qui est ma femme, qui est ma fille, si je les perds, je ne suis plus personne, à quoi ça tient, la modernité a aggravé la situation, pendant des millénaires il n'y avait pas de papiers d'identité, on s'appelait souvent en raison du lieu où on habitait ou du métier qu'on faisait, madame rivière, monsieur magasin, on ne savait pas lire, c'était le bonheur simple, aujourd'hui on complique, il faut savoir lire, calculer, se souvenir des codes des portes, de la carte bleue, de ses numéros de téléphones, on reçoit des factures qu'il faut comprendre, le cerveau fonctionne à plein régime, beaucoup plus qu'avant, quand la journée commençait avec le soleil et qu'on partait aux champs à pied, le cerveau était lent, des gestes toujours les mêmes, une vision simple, du foin, des femmes, le progrès nous pousse à stresser, ce n'est pas drôle, on n'y peut rien, qui décide de ce qui se passe, c'est dans l'air, comme les avions, toujours aller plus vite, plus loin, en moins de temps possible, c'est une tendance lourde, mais on ne sait pas à quoi ça sert, sauf pour les gens hyper rapides, mais pour tous les autres, une grande majorité, les gens normaux, à quoi ça sert d'aller vite, est-ce mieux, on ne profite plus du temps qui passe, on pense déjà à arriver, c'est tellement rapide, on coupe, on cisaille, on hache, il ne reste rien du plaisir d'être au présent, toujours avant ou après, maintenant, qu'est ce que je fais,

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