when is it now

jeudi 6 février 2014

ce que j'ai envie de faire c'est ça

ce que j'ai envie de faire c'est ça un moyen extraordinaire de passer le temps pour être sûr de ne rien rater, je me garantis des erreurs possibles, car ce que je suis je le peux, ça me fait douter, car dans un pneu il y a de l'air, voir du jaune, mais ça ne compte pas, ce qui se passe c'est dans le ciel un nuage blanc, ce n'est pas inquiétant je respire à fond, ça me fait pleurer, ce n'est pas grave, ça ne prend personne au dépourvu quand je fais attention c'est qu'il ne pleut pas et voilà que j'arrive à faire un bond, certes c'est un petit coin, mais moi je vais doucement, je n'arrache pas de feuilles aux arbres, je suis dans un chemin tranquille, dans des années je verrai autre chose, mais pour le moment je suis sur la route qui me mène quelque part, en voiture, à pied, en train, que ça passe au plus tôt car je suis dans l'urgence mais je ne sais pas pourquoi, même si je m'allonge je ne prends pas de hauteur, alors je me suis mis à boire du vin, comme ça au moins suis-je tranquille pendant une heure, même si ensuite je retombe encore plus bas, mais quand je tiens je ne lâche plus, voilà pourquoi je suis toujours dans le même cercle, ça fait des années que j'y suis, je m'y promène, je fais des choix normaux, c'est comme ça, ça va bien et puis le temps passe, ça ne craque pas, c'est un moyen de passer, je suis pour la plantation d'arbres, mais la dernière fois j'étais en train d'attendre quand un homme s'est fait renversé par une voiture, j'ai eu peur qu'il soit mort, et j'ai couru dans l'autre sens, moi qui ne court jamais, ça m'a fait tout drôle, du coup j'ai oublié l'homme qui s'était fait renversé, et le lendemain j'ai regardé sur internet si on parlait de quelque chose qui s'était passé mais on ne parlait de rien, alors j'ai continué à marcher même si j'ai un peu peur d'être le témoin d'acte de barbarie, au moins je ne vis pas en Syrie, mais à Paris, c'est ce qui se passe le plus souvent, quelqu'un prend un fusil et il tire en l'air, alors tous les oiseaux s'envolent et il ne reste sur la place qu'un papier gras qui n'a plus aucune espérance, c'est la poubelle qui l'attend, alors il profite de cette heure où personne ne viendra le chercher, ce fut un réel plaisir, je ne m'attendais pas à ça, mais voilà qu'on m'appelle

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