when is it now
jeudi 6 février 2014
ce qui change
ce qui change c'est une frange qui dans le vent monte et descend, ça ne prend pas d'envergure, c'est une passade, un joli mois de mai, quand les fleurs bourgeonnent, quand le corps se déplie, que les sens soit aiguisés, mais moi je sais de quoi j'ai peur, la vieillesse, l'ennui de vivre, le manque de potion magique, un jour de trop, une envolée qui tombe, mais tout de suite, vite, très vite, je vais jusque là, c'est encore plus facile que ça sera, car dans la tombe il n'y a plus de bruit, alors que la vie c'est du marteau-piqueur, c'est de la voiture, de la moto, de l'avion, de l'essence, de la peinture jaune verte porte qui claque, marteau qui tape, scie qui coupe, verre qui casse, soif qui boit, faim qui mange, tous les jours, pas la nuit, faire semblant, ne pas fondre, essayer de voir ce qui se passe, et avant tout le reste trouver l'amour, un fruit qui se goutte avec passion, haine, gentillesse, faiblesse, satisfaction, rendement, 100% en 20 ans de mariage, tout est pris, il ne reste rien, ce qu'on croyait s'effondre, mais l'habitude reste, c'est beau, c'est inutile, voilà la vie qui s'étale, tout l'espace est prisonnier, on attend la libération, viendra-t-elle demain, ça ne peut pas toujours marcher, un pas après l'autre dans l'angoisse de perdre les pieds, mais je continuer à croire que c'est possible, car depuis des années l'évolution tourne à vide, il n'y a rien de nouveau, je vois donc le moment favorable pour apporter ma pierre à l'édifice, une tentative de stabilisation, quand tout arrive dans le désordre, il faut savoir faire le ménage en jetant ce qui n'est pas essentiel, va savoir ce qui est jetable
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