when is it now

mardi 4 février 2014

la mer monte

la mer monte et moi je descend c'est toujours comme ça quand je me rends compte qu'il faut faire autre chose, pourquoi la vie n'est pas une ligne droite, on pourrait se lancer et ne pas faire autre chose, ça durerait jusqu'à la fin, on serait content, ça serait inutile mais on serait habitué mais ce n'est pas comme ça, il faut chercher à chaque fois quelque chose de nouveau qui j'espère va pouvoir aller au delà de la mer, mais souvent il tombe en plein océan, ce n'est pas assez fort, mais comment puis-je faire ça, je n'en sais rien, ce que je sais c'est que le moment est plat, pour le relever il faut faire un peu de tout, comme ça on est prêt à le faire, c'est une question simple, sans se prendre pour quelqu'un d'impeccable, je fais tout ce que je peux pour aller toujours au bon endroit, c'est une place que j'aime, c'est un dimanche au bord de l'eau, les poissons s'accrochent à mon hameçon, c'est le bonheur de la friture, mais vers cinq heures je dois faire un coup, je prends mon couteau et je commence à couper le jambon, de fines tranches qui sont encore plus belles quand elles sont accompagnées de mayonnaise, mais pour le moment je regarde l'eau qui coule, ça me fait du bien, c'est un bonheur simple dans l'acceptation de soi, pour ne pas se dire que tout est dans l'autre pièce, un peu dans la même série que ce que je pourrais faire avant de perdre ce qui est possible, mais voilà que tout bascule il faut de la patience pour savoir que rien n'est possible, une version acceptable dans l'avenir qui s'ouvre sur une autre scène, mais avant d'aller dans le contrôle je prends encore quelques minutes pour regarder ma voisine qui prend une douche, ce n'est rien mais ça me fait bander, alors je passe dans un autre état, je crois qu'il est possible d'avoir un projet sérieux avec quelqu'un qui ne passe pas forcément par le physique

Aucun commentaire: