when is it now

jeudi 13 février 2014

si un mais deux environ

si un mais deux environ dans la certes un mais deux quand cela sera pour être vu, mais voilà, tout est là, il n'y a rien à attendre, il faut juste se dire oui, il est si facile de se dire non, quand je me dis oui, c'est tout un mur qui s'effondre, derrière je vois loin, des arbres, de la verdure, un ruisseau qui serpente au milieu des ronces, mais moi, je suis au-dessus, je vole comme un nuage, léger et discret pour ne pas troubler la surface de l'eau, tout est calme, il n'y a que le bruit du ruisseau qui gazouille, tout est dans la pente, il n'y a rien qui reste, tout va comme ça peut, et puis dans une heure le soleil aura disparu derrière la montagne, il est l'heure de rentrer, car dans la nuit je me perds, je me dépêche, ça me fait rire, courir dan la neige, se bercer d'illusions, croire que ça arrive, mais comment faire autrement, je ne peux quand même pas aller tout droit dans la mer pour boire toute l'eau qui s'y trouve et revenir en arrière pour être sûr de ne pas croiser de poissons volants, mais je ne vais pas faire tout ça, ça me gène, tout ce monde, ah! non, je ne veux pas, je suis tranquille, je vais bien pas la peine de venir me voir, je ne veux voir personne, ce n'est pas mon affaire, ce que je veux c'est tranquillement dérouler le parchemin de la vie, en arrivant quelque part, et enfin descendre le long du fleuve amour, pour y voir ce que j'aime, des gens qui se baignent et disparaissent sous l'eau, ils sont happés par le courant qui les entraîne tout au fond de la vase, comment s'en sortir, je les plains, mais que puis-je faire, je ne vais quand même pas risquer ma vie, alors j'attends pour voir quand ils remontent, finalement au bout de deux heures ce sont des corps morts qui remontent à la surface, quelle tristesse, un peu plus et je pleurs mais je me souviens que j'ai mis de la soupe à chauffer, il faut que je me dépêche de rentrer chez moi, je me dirai que j'ai rêvé mais je regarderai quand même dans le journal demain pour voir si on parle de ce tragique accident et puis dans l'incertitude où j'étais je me suis endormi

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