when is it now

mardi 11 février 2014

un jour blanc pas de blague

un jour blanc pas de blague, que du mois en cours pour ne pas faire ça mais ce qui manque c'est le pas en serait-il différent mais quand ça vient c'est bien, ça devrait pouvoir passer, car dans un champ il y a le but et le vrai, c'est différent mais ça peut être une continuité, car depuis longtemps ça ne change pas, c'est toujours pareil, l'humain est personnel, avide d'acquérir, peu ouvert aux autres, il ne peut aller tout de suite à l'essentiel, il perd du temps dans une carrière brillante, acheter deux voitures, deux maisons, deux femmes, et voilà comment vingt ans passent, sans se dire que tout ça est faux et qu'un jour blanc il faudra payer en silence ces errements dramatiques, en 2014, on est dans le plat, c'est plat, sans relief, c'est pourquoi je fais ça, une tentative de redressement du sens qui est parti en moyenne chance, c'est courant mais ça marche un peu, quand je pense c'est immense ça devrait ensuite enchaîner sur une sortie impeccable, mais pour le moment je viens par là, c'est un endroit secret pour le temps présent, il faut pouvoir y aller en choisissant de prendre le temps pour éviter de croire que c'est facile, car dans un sens aussi étroit il n'y a pas de mesures appropriée car tout est hasardeux, il n'y a pas de régulation, tout est ouvert, ça peut aller dans n'importe quelle direction, c'est pour ça qu'il faut y aller doucement, un peu dans chaque situation il y a un moment qui peut aller, et dans ce que j'appelle le choix clair, c'est une solution évidente, quand on sait ce que ça vaut, on ne va pas le faire rapidement, c'est une évolution lente qui ne se présente pas comme si on avait l'habitude de penser comme ça, c'est un parcours, une pente qui s'accélère, tentation à gauche, à droite, tout droit gentil mais pas encore fini, alors tout est prêt, c'est maintenant que ça existe, il faut mettre ses lunettes, ça va secouer, pour la première fois je sais ce que c'est, c'est merveilleux, c'est une digue qui arrête la mer, c'est pont qui passe au-dessus de l'eau, c'est une idée qui sauve le monde, car dans un passage aussi pesant il y a une légèreté, c'est une direction acceptable au milieu des incertitudes et des trappes, quand je fais un peu le point je me rends compte de l'espace qui me sépare de ma vie, une fois que c'est dit ça devient dans le flot des mots une paresse d'esprit, car tout est possible à condition d'y croire et pour y croire il faut une dose de folie, mais pas trop quand même, c'est l'équipement de base pour affronter l'ennui

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