when is it now

jeudi 6 mars 2014

ça s'est passé très vite

ça s'est passé très vite, je n'ai pas eu le temps de me retourner, tout est oublié, tout est rien sauf quand je suis conscient, alors là ça chauffe car je n'ai pas l'habitude d'être vrai, ça m'oblige à ouvrir toutes les fenêtres et de voir que quand tout est fait il ne reste qu'à l'envie qu'un petit espace qui ne tient pas compte de l'instant, car quand on passe c'est comme si tout s'éclaire, il fait grand jour alors que tout est éteint, et pourquoi ça se passe ainsi, c'est encore mieux qu'avant, quand donc serai-je mort, ça fait des années que je vis, il faut bien une raison pour vivre, l'amour, oui, l'amour qui descend jusqu'en bas, pour bien se prendre en main, mais voyons ce qui reste à faire, des choix qui peuvent ne pas rester au cœur, c'est une expérience un peu plus dans la tour que pour le fou, car ce qui va en dialoguant, c'est de la mer en vrac, un doigt dans l'oeil, pour l'exil, pour la paix, maintenant que tout se sait, il n'y a plus à hésiter, je dois y aller pour que soit fait tout ce que je respire, pas simplement pour choisir, mais pour faire, encore faire, toujours faire, depuis je chant de la mère, surtout la nuit, dans l'angoisse du retour, heureusement ils sont revenus, elle peut dormir, tout le monde est vivant, il n'y a pas eu d'appel, le téléphone n'a pas sonné dans la nuit, quelqu'un dit venez vite, il y a un problème, je dis quel problème, il est mort il y a une heure, finalement la vie s'en va, c'est comme ça, il n'y a pas d'excuse, le temps s'arrête quand il doit s'arrêter, alors je me presse, le temps passe, comment faire, où aller, que dire, ensuite c'est plus facile, on glisse dans de nouveaux vêtements, ça sent bon, c'est le bonheur d'être, pour la dernière fois, un peu par chance, un peu par habitude, quand je suis encore plus que moins, mais voilà que c'est pour ça que je suis capable de prendre ce que je peux, vers c'est vers, pour que soit ce que soit, mais dans le moment c'est précis, ça ne déborde pas, c'est contrôlé, on ne ne peut accepter de perdre un élément, il est indispensable de choisir, pour que pour, dans une danse correcte, pas de deux, un deux trois, et ça tourne, et ça virevolte, pour ça aussi c'est depuis toujours préparé, car dans chaque partie c'est permis, et dans un an voir ce qui arrive, c'est plus en plus, demain, croire, faire, être mais non, attention à la porte, car dans des mesures de fermeté il y a toujours un moyen de libérer de l'espace, comme ça on est sûr de prendre le bon chemin de

Aucun commentaire: