when is it now

lundi 24 mars 2014

dans ce monde plein d'espoir

dans ce monde plein d'espoir il y a de quoi se prendre au moment même de rencontre son double, oui sans savoir pourquoi je pense je fais ça naturellement, mais ce n'est pas ce que je dis c'est encore plus incroyable, dans un salon fait de plumes et de tout qui peut se trouver au beau milieu d'un marché coloré, il y a bien une façon de faire que tout aille bien, ce qui n'est pas en faveur d'une réconciliation en forme de parenthèses, ce qui revient à dire que tout est bien quand tout finit bien, c'est ça qui compte, c'est le résultat net en mission simple, ce n'est pas encore très loin, ça va faire juste mais on va essayer de faire le maximum, comme ça on pourra même partir en vacances, n'est-ce pas ce qu'on veut, changer d'air, avoir le maximum de souvenirs, se sentir bien, et peut-être y revenir, si on a envie de revoir cet endroit pour en faire un repère au fil des années, mais voilà qu'il le faut, c'est une nécessité absolue, tout le monde est d'accord, donc on démarre, ça commence par le début, ensuite on part dans toutes les direction pour à la fin se retrouver ensemble pour échanger nos impressions, viendra dans quelques temps la séance plénière qui devra déboucher une bouteille de champagne, car le moment est solennel, voilà encore une erreur facile à éviter, quand on est sûr de soi rien de plus simple de prendre la première à droite mais quand on est dans sa voiture et que la radio annonce un triple meurtre comment faire pour ne pas se sentir ailleurs, il y a bien des moyens pour arriver à se faire plaisir, je ne prends qu'un exemple, si on veut manger des fraises, soit on en achète, soit on n'en achète pas, parce que le problème c'est de choisir, tous les jours, toutes les heures, à chaque moment il faut choisir, pantalon vert ou blanc, tourner à droite ou à gauche, avoir ou être, réussir ou se planter, avoir des projets ou rester chez soi, c'est comme ça qu'on peut avoir de la sympathie ou du rejet, c'est dans l'action qu'on compte ses amis et ses ennemis, celui qui ne s'engage pas n'a aucune raison d'avoir peur, il achète son pain, voit ses copains, comprend qu'il est l'heure de rentrer, ne vit plus avec sa mère qu'il ne voit plus qu'un dimanche sur deux, le reste du temps il rêve à ce qu'il pourrait faire en cas de sinistre ferroviaire ou bien si son ordinateur montre des signes de faiblesse, et quand il reçoit un cadeau en forme de surprise pour les vieux, il se dit qu'il n'a pas encore l'âge de ses artères et il passe à table, comme tous les jours à la même heure, un peu par habitude mais surtout pas envie de regarder le journal du soir à la télévision et comme il n'aime pas manger en regardant la télévision il s'organise pour manger plus tôt et avoir le temps de commencer à digérer quand le programme commence, et quand c'est l'heure il ne peut se dire qu'il pourrait faire autre chose que ce qu'il a prévu, comme hier quand on a sonné à la porte de son appartement à l'heure où le journal télévisé commençait, il alla ouvrir, c'était sa voisine qui lui demandait pourquoi les agents de police n'enlèvent pas les voyous quand il pleut

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