when is it now
mardi 13 août 2013
un jour j'étais dans un jardin, il y avait des fleurs, de l'herbe, et des yeux, des cheveux, des corps qui ne faisaient rien, on attendait je ne sais pas quoi, mais il était tôt et j'aime bien attendre, donc les heures passaient, au bout d'un moment les corps se sont levés on s'est dit au revoir, merci bien, et on est parti, ensuite, il y a des ensuite qui sont bien, d'autres qui sont ce qu'elles sont et enfin car il faut bien le dire il n'y a que ça qui compte, car ce qui est avant, ça n'a l'air de rien, faut voir comment on fait la cuisine, ça sent bon mais ç'est pas encore l'heure, alors moi je me dis, d'accord il en faut, mais faudrait pas exagérer, moi j'aime bien la liberté, mais au bout d'un moment je rentre dans ma coquille, je m'installe confortablement, je ne parle plus à personne, je ne veux plus être dérangé, c'est mon équilibre, comme un poisson dans l'eau ou une girafe sur la terre, un jour peut-être deux, mais après qu'est ce qu'on fait, j'angoisse, je passe, je reste, quoi encore, j'essaye de comprendre, mais comment resister à la pression, je me tais, j'agite mes bras pour savoir si je peux atteindre le plafond, mais il est trop haut, alors je regarde autour de moi, il y a un magazine sur la table, je le prends dans mes mains, il ne pèse pas très lourd, je survole les titres sur la couverture et je le repose sur la table, pourquoi lire, que faire quans on a lu, je préfère regarder ce qui se passe, les autres sont très intéressants, ils s'occupent de différentes façons, ils rient, ils sont ensemble, ça change à chaque instant, c'est drôle mais ça m'ennuye, je voudrais voir autre chose, mais je dois résister, je ne peux dépasser la ligne, au delà de cette ligne c'est la folie, alors je préfère m'ennuyer du bon côté de la ligne, une seule fois
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