when is it now

jeudi 12 septembre 2013

car avant j'étais ailleurs, je ne compte plus mes pas, j'avance fermement sans avoir envie de voir quelque chose en particulier, ce que j'aime c'est le passage neutre, il ne se passe rien, il n'y a rien à expliquer, tout se passe gentiment, mais voilà que ça se complique, venus de toutes parts des impressions gagnent du terrain, une fois par jour elles arrivent pour m'engager sur une voie inconnue, je reste un peu tranquille, comment savoir si ça va marcher, je n'aime pas courir, ce que j'aime c'est manger quand j'ai faim, dormir quand j'ai sommeil, ça vaut bien quelque chose, je ne suis pas spécialiste mais je pense dans mon coin, ça ne me gène pas, c'est une habitude, des mots, des heures, de la passion contenue dans un rêve, et pour le reste je compte sur mes doigts, jusqu'à dix, des prières, des images incroyables, et du terrain, beaucoup de terre, il en faut pour cultiver ses rêves, une histoire de poissons pas frais, au fond de la case pour toujours aller le plus loin possible, c'est une position acceptable, je ne pourrai pas choisir autre chose, car ce qu'on a, on l'a, et si on le perd, ça va mal, on n'est plus capable de continuer, c'est la panne, ah! commen rebondir, je sais qu'il existe des gens qui peuvent toujours trouver une solution, et si je faisai partie de ce groupe de gens anonymes, je pourrai peut-être faire un petit tour, simplement, le temps de trouver une solution, je sais qu'il en existe une, il suffit de la trouver, je vais chercher pour toutes les occasions manquées, rarement je croise des belles jambes, au contraire c'est lourd, pesant, les pieds font mal, mais je continue, je n'ai pas d'autre choix, je suis arrivé là, je ne peux pas faire demi-tour, comme si le monde tournait autour de lui dans une folie suprême, le vivant hurle avant de mourir, des cris couvrent le vent, ailleurs il pleut des bombes, ça écrase les enfants, la vie passe, et maintenant je rêve d'une vie calme, mais je sais bien qu'il faut crier quelque chose

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