when is it now

vendredi 6 septembre 2013

si j'avais eu l'habitude d'aller tout droit ça m'aurait éviter de faire des tours et des tours pour arriver au même endroit, un espace sérieux qui me prend la tête car comment faire pour sortir d'un rôle, on est toujours aussi loin de la chance, c'est comme ça depuis des années, une situation vraie à condition de voir ça comme une réalité parce que tout est énorme, ça pèse une tonne, je vois la légèreté mais je peux pas la toucher, car je suis loin du plaisir, alors je sors, je cherche ce qui me manque, je cherche pendant des heures, et au bout de cette recherche je suis trop fatigué pour continuer à chercher, je n'ai rien trouvé mais je suis bloqué dans un métro où il n'y a personne, c'est la fin du monde, je suis le seul survivant et il faut bien que je me fasse une raison, je vais mourir là sans amour, mais un jour il y a un tremblement de terre et au bout de la station de métro je vois la lumière, je cours, j'arrive en haut, la lumière m'éblouit, peu à peu je fais le point, je vois ce qu'il y a autour de moi, une jungle verte et j'entends des animaux, rapidement je grimpe à un arbre qui était en forme d'escalier, quand je suis en haut je regarde ce qui se passe, je vois que je suis sur une île, l'île de France, là où j'habitais, mais maintenant c'est la mer tout autour, mais n'ayant rien mangé depuis trois jours, je regardais où je pourrais manger quand en bas de l'arbre où j'étais monté je vis qu'un restaurant venait d'ouvrir, je descendais et je me mettais à table, au sol c'était une pelouse verte synthétique, et autour pour faire une frontière il y avait une grande barrière, j'ouvris les yeux et je me rendis compte que j'étais à Levallois sur une place et que j'avais commandé une bière, il y avait plein de monde qui marchait dans tous les sens, je me dis alors que c'est bizarre, dans le cerveau il y a des rapidités qui mènent ailleurs, dans un rêve idiot qui ne sert à rien sauf à passer du temps, alors c'est facile de se prendre pour quelqu'un, ça permet de passer du temps et quand on est obligé de choisir, on tombe un peu, mais on se relève car dans la vie ce qui compte c'est le rebon, on s'écrase tout le temps, alors il faut bien trouver des moyens de rebondir, on voit les vieux qui ne rebondissent plus, il s'écrasent dans l'attente de la fin

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