when is it now

samedi 7 septembre 2013

faire toujours la même chose, recommencer au même endroit, croire que c'est pareil, faire un tour, voir ce qui est à voir, reprendre le chemin, et toujours, toujours, toujours le matin, toujours, toujours l'après-midi, toujours, toujours, toujours, le soir, encore un, encore un, encore, un, moins un, moins deux, moins dix-mille, et en avant doucement pour sortir du port, ensuite c'est la grande mer profonde, des millions de mètres cubes de vide, il n'y a rien dans l'eau, quand sur terre il y a des milliards d'êtres humains, des histoires heureuses, des rencontres malheureuses, des heures douces, des secondes de désespoir et dans un certain sens une espérance qui grandit de temps en temps pour ne plus que je sois toujours le même, mais je sais bien que ça ne dépend pas de moi, quelqu'un veille, il me voit franchir les limites, revenir, partir, recommencer, toujours croire que c'est possible, refaire les calculs, où me suis-je tromper, est-ce vrai, je vérifie, je contrôle, il me manque un élément, je cherche partout, j'ai oublié ce qui me manque, comment le retrouver, je téléphone à un ami, je lui demande l'heure et je raccroche, les secondes passent,  j'attends que ça passe, et comme tout passe, je passe à autre chose, dès que ça vient je recommence, comme si j'allumais la lumière quand le soir vient, mais quand c'est midi il faut bien avouer que ça marche tout seul, car comme un surfeur en haut de la vague, tout va bien avant de sombrer dans l'écume, vive la vie, en haut, en bas et en sorte de présence affectueuse, pour se dire que le choix est toujours le meilleur, mais un instant j'ai cru que je pouvais faire plus qu'avant, c'est une pensée qui m'est passée rapidement dans le cerveau, je la retiens, je la tourne dans tous les sens, ça commence à m'énerver, je la chasse, je reviens à ce que je fais en ce moment, c'est une chance, pourquoi ne pas essayer, ça ne prend pas toujours dans la même direction, tant pis je cherche ailleurs, des commentaires plutôt que plus tard, dès l'instant que j'avance, peu importe que je sois seul, la question est ailleurs, ce qui compte c'est la pente, est-elle glissante, est-elle pesante, je le saurai plus tard, pour le moment je me lance

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