when is it now
vendredi 18 octobre 2013
je passe sans inquiétude, ce qui compte c'est de savoir que la main peut écrire, et les pieds peuvent marcher, c'est comme ça, oh! joie de la chance, merveille de la croyance, j'y vais vite pour ne pas douter de l'existence du bonheur, c'est renversant sans aller à l'encontre des méthodes honorables, je passe entre les gouttes, c'est ce qui arrive quand tout est réuni, l'ancien et le nouveau, une formidable énergie monte des profondeurs de la Terre, ce magma brûlant chante les louanges à Jésus, comme si on avait toujours le choix, une liberté accordée à l'humain pour qu'il décide de vivre en accord avec ce qu'on appelle la vie, car chaque instant est précieux, je me souviens qu'il y avait toujours quelque chose à faire, ça me permettait de glisser hors du lit pour rapidement atteindre la salle de bains, vers minuit j'étais le seul à regarder la télé, tout le monde dormait, les lumières étaient éteintes, ce qui voulait dire qu'on attendait le matin suivant la nuit, pour recommencer à croire que le soleil brillerait toujours et que la mer serait toujours à la même place, je n'ai pas peur de l'avenir, même si des scientifiques nous annoncent que rien ne va plus, mais quand je pense à ce que je vis, je me dis, oui bien sûr, je peux continuer, c'est possible, je le souhaite, alors je viens en position haute, là on peut rire, car dans un quart d'heure, je commencerais à trouver du sens, ce qui me manquait, c'était un pas plus long, pas manque de place, chaque époque à un début et une fin, on n'y peut rien, on passe d'une époque à l'autre sans savoir pourquoi, pour s'y rendre il faut pas oublier la clé, autrement on ne passe pas de l'autre côté mais vers midi, on commence à avoir faim, je considère normal de pouvoir prendre du temps pour ne pas s'enfermer dans un cycle clos, l'ouverture se travaille, depuis des années je ne chante pas, je ne suis pas doté d'une oreille qui comprend la musique, mais vers le soir je tends à ne rien faire, c'est comme ça que j'arrive à trouver l'équilibre, dans temps précis, sans dépasser les limites, mais avec la certitude que la vérité brûle et qu'il faut se dépêcher de sortir de peur que l'immeuble ne s'écroule, dans ces conditions, je préfère ouvrir les fenêtres, je sais bien qu'on pourrait voir ça ailleurs, mais que pourrais-je faire d'un autre, c'est toujours un si qui me gène, si j'avais de la chance, si c'était lundi, si c'était là, mais là je peux être ce n'est pas une question c'est un fait, depuis longtemps j'y pense, dans ma tête je construis un pont entre devoir être et être devant, car derrière c'est plus sombre, j'avais une envie qui ne passe plus, on évolue, ce qu'on était n'existe plus, je fais des choix, qui m'emmènent ailleurs, un ailleurs pour du beurre, vers une satisfaction agréable, ça sent bon malgré mon corps en sueur qui est parfumé à l'ail, j'essaye de l'oublier, c'est énervant de vieillir, l'ombre s'allonge, les rêves se durcissent, ce qui était mou n'existe plus, c'est de plus en plus dur, je tape sur du métal, ça fait du bruit, rien d'autre, pas de sentiment, que des échanges froids, même si je compte ça ne sert à rien, il faut toujours recommencer au début, si je fais des erreurs, j'essaye quand même de passer on ne sait jamais je peux me rattraper, je ne vais pas vite, c'est faisable, même si c'est exact, c'est ma vérité, il n'y a pas d'alternative, on ne peut pas faire autrement que de vivre, ce n'est pas franchement la peine de croire
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