when is it now

samedi 2 novembre 2013

heure qui sonne, il est six heures, encore une heure, combien d'heures, combien d'avant, d'après, de bénédictions, de chances de trouver, de prendre à faire, de croire à foire et de chaton dans la maison, sans oublier de parler, car le moment est tragique, il ne va pas passer, il est bloqué dans une zone de transit, un peu plus et le cœur lâche, ça fait du bien de ne plus se soucier, rien ne se passe, tout est blanc, c'est encore possible car dans un moment comme celui-là on peut toujours raccourcir les pantalons ou faire de la sauce tomate, c'est toujours ça de fait, ensuite on est content d'avoir passé un moment agréable, car finalement on s'aperçoit qu'il ne faut pas faire des choses magnifiques pour être heureux, moi ce que j'aime le plus c'est d'être simplement, alors pourquoi irai-je loin, avec des bagages, des soucis de trouver à me loger, des problèmes de traduction, ce qui va bien c'est ce qui va bien, ensuite on peut toujours rêver, ça ne coûte rien, le cerveau est capable de faire voyager sans risque et sans peur, tout est bien rangé, ça continue à penser dans la liberté d'exister aujourd'hui, on n'est plus contraint de croire en dieu, c'est mieux, on choisit librement d'y croire, moi je prie souvent pour ne rien demander, j'ai besoin de passer à l'extérieur de moi, la prière c'est un passage vers dehors, pendant un certain temps on ne pense plus à soi, on pense à ce qui n'existe pas, une harmonie incessante, quelque chose dont on rêve quelques fois mais qui s'écroule dès qu'on entre dans la réalité, il faut faire attention, on peut se faire avoir, il y a des loups qui attendent patiemment de tomber sur des gentils pour profiter de leur naïveté, alors j'attendrai de mourir pour vivre pleinement dans l'espérance

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