when is it now

dimanche 3 novembre 2013

chaque jour change de couleur, hier est noir, je ne vois plus rien, c'est inquiétant, que se passe-t-il, il ne peut plus venir, la nuit l'a changé en monstre, il fait partie du passé, je continue en rêvant, si j'étais toujours celui en qui je crois, mais souvent je m'en moque, je fais, je ne fais pas, c'est une chose comme une autre, du coup ça peut toujours aller, c'est un fait, un point c'est tout, comment dire que ça c'est un peu plus que ça, je n'en sais rien, après tout il y a rien et inversement, car si on considère que ça peut être moi, alors je dis oui, on n'est plus en 1942, aujourd'hui c'est la paix en Europe, j'aime la paix, pouvoir sortir de chez soi sans avoir peur qu'une bombe vienne abréger votre vie, l'espérance se nourrit de moments paisibles, c'est le silence, tout va bien, je ne suis plus endormi, pourquoi me suis-je endormi, il était tard, c'était hier, je n'ai plus d'information sur hier, aujourd'hui prend toute la place, c'est énervant de changer sans arrêt, moi j'aimerai bien m'arrêter pendant dix ans, et reprendre ensuite ma route, mais ça n'existe pas, il faut changer chaque jour jusqu'à devenir un légume, quelqu'un de moche, sans énergie, c'est plat, c'est ennuyeux, car ce qui fait la vie c'est le pouvoir de l'action, faire des choses en espérant que ça marche, et quand ça marche c'est le bonheur, c'est ça la vie, pas de problème, alors ça va, ça peut durer des années, mais attention quand même à la marche de l'escalier qu'on saute pour tomber sur le sol, ça peut faire mal et conduire à l'immobilisation, arrêt des projets, on attend que ça passe, c'est trop tard pour rebondir, la vie s'arrête pour de bon, j'essaye de passer, c'est tout ce que je peux faire

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