when is it now
mercredi 19 décembre 2012
je me regarde en face en me disant que je suis là, un témoin privilégié de ma vie, cela fait lontemps que je me connais, ça ne me fait rien, j'évolue lentement en me disant que pour vivre il ne faut pas s'arrêter, c'est un effort continu, il n'y a pas de pause, on ne peut débrancher le cerveau pour le nettoyer, alors on passe d'un jour à l'autre rapidement, le corps change mais pas au point de redevenir un poisson, mais j'aimerais vivre au bord de la mer, de voir comment elle change, bleue, grises, plate, avec des vagues, c'est un projet, et comme tous les projets, je ne sais pas si j'y arriverai un jour, je suis loin de me dire que la vie est réussie quand ses projets se réalisent, c'est plus compliqué que ça, il y a le sublime et la trappe du fond, alors je fais attention où je mets mes pieds, si je suis bien quelque part, j'y reste, de peur de ne plus être bien si je n'y suis plus, c'est une reflexion que je suis depuis longtemps, être bien dépend de beaucoup de limites, si on dépasse une limité on casse l'unité, alors c'est la fuite en avant sans contrôle et on risque de mal tomber, alors j'essaye de contrôler mes émotions, je les garde pour moi, elles circulent dans mon corps, de haut en bas, de droite à gauche, et puis elles dispararaissent pour laisser la place à d'autres émotions, ces mouvement prennent du temps, j'avance en même temps, je suis près de la montagne, je n'ai pas peur, je sais qu'il y a toujours un chemin, demain, demain, toujours demain, après la nuit, dans les nuages la lune éclaire en blanc, je dors, j'oublie, qui suis-je, je me perds dans des pièces vides, de la frustration en rose, répétitions, réveil, je recommence à comprendre d'où je viens et où je vais
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