when is it now

jeudi 5 juin 2014

attention ça va chauffer

attention ça va chauffer c'est à dire que tout est au maximum, il faudrait quand même voir ce qui ne va pas, mais en attendant je vais prendre un bain, ça fait des années que je ne me suis pas lavé, ça va me faire du bien, une heure plus tard j'étais de nouveau dans le salon, pantalon blanc, chemise blanche et cheveux noirs, oui parce que tout est évident, il ne reste que deux ou trois choses à voir, ensuite je vais me promener, c'est l'été, il fait beau, je vais voir si il y a du monde ce soir, un peu de gens ne me dérange pas, je suis toujours à l’affut de nouvelles têtes, les anciennes m'ennuient, je les connais trop, il n'y a plus rien d'intéressant à voir, si ce n'est la fille de l'aubergiste avec qui j'ai eu une liaison qui a duré deux jours, assez de temps pour qu'elle voit qui je suis réellement, quelqu'un de banal avec de temps en temps des défaillances verbales, il faut que je me lâche, c'est un besoin que j'ai depuis que je suis tout petit, je me souviens que mes parents m'avaient emmené chez le médecin parce qu'ils trouvaient ça bizarre ces moments où j'insultais tout le monde, mais le médecin ne trouva rien d'anormal, même au contraire, j'étais très sage et intelligent, alors on passa dessus et on s'habitua à mes crises qui se sont espacées avec le temps, mais comme par hasard, quand la fille de l'aubergiste est venue passer la nuit chez moi, j'ai eu une crise ce soir-là, et je l'ai insulté comme jamais elle ne l'avait entendue, ça la choqua profondément et avant que j'ai pu lui expliquer mon problème elle était repartie chez elle, depuis on se croise et on ne se parle pas, mais alors que je restais seul depuis, je fus surpris de me voir beaucoup plus calme, je ne dérapais plus verbalement, comme si j'étais guéri, et voilà une occasion pour le vérifier, depuis hier une nouvelle institutrice est arrivée au village, elle est mignonne et un soir je l'ai invité au restaurant, ensuite nous sommes allé chez moi et nous avons fait l'amour, j'espérais ne pas avoir à l'humilier, tout se passa normalement et quand le matin arriva je suis allé cherché des croissants à la boulangerie, je n'en revenais pas de rester normal, sans prendre de médicament ni de produits bio, j'étais tout content et depuis nous vivons ensemble, je lui ai même parlé de mon problème que j'avais avant de la rencontrer, mais comme je n'ai jamais eu de crise depuis et ça fait 20 ans que ça dure, alors je me fais confiance et tout va bien c'est quand même curieux la vie on croit être pris au piège et un jour on est libéré n'est ce pas formidable, ah oui je peux le dire

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