when is it now
lundi 9 juin 2014
la voiture était pleine
la voiture était pleine d’œufs à peine éclos ce qui me donna la migraine car c'est un fait que je ne peux discuter, le temps est ouvert dans la considération des gens qui sont au-dessus, ce qui veut dire que dans ce cas autrement que par ce plaire qui envahit les bosquets, comme par exemple l'autre que je qualifierai de mesuré, tout en bas de la cage d'escalier, quand on était sûr que c'était un rat qui courait dans les couloirs, et bien tenez vous bien, c'était moi qui pensait que tout était perdu, je suis désolé d'avoir pensé ça, mais devant le manque d'audace, la bêtise de certains chiens de traineaux et dans la cour, ce tas de médailles pour acte de bravoures sans avoir pu savoir qui était là pendant la guerre, car je me rappelle bien qu'en 1944 on était dans les bois pour échapper au contrôleur des impôts, ce qui ne nous permit pas de mourir sous les bombes, et puis après on a vu arriver les russes, il nous on donné de la vodka, ce n'était pas très bon, mais comme on n'avait plus d'eau, ça nous mettait dans une ivresse qui nous donna mal au ventre, ce n'est pas pour ça que je veux dire que c'était bien, mais maintenant comme soixante-dix ans on passé, je peux dire que j'aime toujours les saucisses, et oui on ne change pas, ce que je préfère c'est de la bière sur la rivière quand les oiseaux se sont tus et que je suis en train de penser à ma femme, mais quand c'est fait je ne sais plus où je suis et je vais demander au monsieur qui est à côté de moi, c'est un touriste qui vient d’Amérique, et quand je le pousse dans l'eau il dit merde alors et d'un coup je me rappelle d'où je viens c'est la maison au fond du jardin à côté de la poésie, mais ça ne vaut pas la peine de parler, c'est trop triste, tout ce que j'ai vécu est un cauchemar, je ne sais pas pourquoi, tout est venu à moi, je n'ai rien choisi mais il a fallu que je me batte jusqu'à ce que j'obtienne la médaille en chocolat de la bonne tenue dans les salons de la république, voilà pourquoi je me suis contenté de faire de la figuration on ne sait jamais comment on est pris dans la tourmente, c'est un jour comme un autre, d'un seul coup on dit c'est lui le responsable, alors que je n'ai rien fait si ce n'est allumé la bombe en sucre, et voilà ma vie, une série de méprise qui m'ont valu de vivre caché aux yeux de mes enfants pour qu'ils ne sachent pas que je n'ai pas pu leur donner tout ce que j'avais reçu moi-même il y a fort longtemps quand on était encore dans la banlieue mais là pour éviter le pire, je m'étais installé à l'abri près d'un lac comme ça je pouvais facilement aller voir les poissons
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