when is it now
mercredi 11 juin 2014
rien qu'une semaine
rien qu'une semaine ou plutôt une heure, oui c'est ça plus qu'une heure avant que ça soit fait, car ici c'est brûlant, ça me fait tomber par terre, et ensuite je passe des heures à me dire que c'est quand même acceptable, car quand on peut encore se parler ça veut dire qu'on est vivant, donc comment faire pour être plus comment dire, vous voyez, non, bon ce n'est pas grave, ce que je veux essayer c'est de mettre toutes les chances de mon côté, vous voyez la lumière là-bas, c'est une source inconnue, comme si tout était parti depuis longtemps, je me demande même comment on peut aller aussi loin, ce qui ne me gène pas, je regarde c'est tout ce que je fais et ensuite je pars dans une autre pièce en me disant qu'un jour je pourrai peut-être voir ce que c'est et puis je passe à autre chose, puisque tout ici est fermé, je comprends que je doive aller sur la pointe des pieds, autrement ça va faire trop de bruit, donc dans le silence j'évolue de plus en plus comme quelqu'un qui a besoin de voir ce que ça fait quand on est occupé, ce qui me manque, voyez-vous, c'est un chat ou un chien qui pourrait jouer avec moi, mais finalement ça m'embêterait car il faut aussi s'en occuper, donc je préfère ne rien faire, aller là revenir ici, c'est tout ce que je fais et quand c'est l'heure un plateau repas apparait à la fenêtre, je ne vois personne l'apporter, c'est un repas intéressant, il y a de la viande, des légumes, du bon dessert comme si j'étais condamné à la pendaison, mais ça m'étonnerait parce que ça fait longtemps que je mange bien, donc on se soucie de moi, et ça me réconforte même si je ne sais pas pourquoi on se soucie de moi sans me parler
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