when is it now
lundi 9 juin 2014
sûr que moi c'est un corps
sûr que moi c'est un corps qui pense ce qui me permet de prendre toute la sauce en mémoire des morts et croire que dans un temps présent il se passe quelque chose de normal, ce qui correspond à l'ancienne façon de cuire un jambon à l'os, de la mer, mais ça c'est courant, en ce moment il y a du remous, c'est tentant, mais ça penche dans quel sens, je sais bien qu'on est prêt, mais ça ne suffit pas, il faut aussi que tous les hommes soient pour la soirée, une chose après l'autre, moi ce que je fais c'est de prendre tout ce qui est dans la chambre, je croise les mains, je compte jusqu'à dix et crois moi, c'est plus fort que rien dans l'absolu après guerre quand les femmes se jettent au cou des rappeurs, mais ce qu'il faut à l'équilibre c'est une dose de téquila, ensuite tu mets à bouillir et tu attends sept ans, ce qui tombe bien quand on passe la douane, il faut se mettre dans un lit et espérer que le général ne vienne pas ce soir, je n'ai plus de limonade et pour en trouver il faut que je fasse le tour de la ville en esquivant comme une bête sauvage, mais ça c'est pour rien, ce n'est pas ça que je cherche, moi je suis dans un élan que je dirai sublime, car si on voit tout ce qui bouge et qui pourrait venir de loin, je vois ce qui va me faire un cours sur l'histoire antique, mais à cause de la pénurie de beurre je ne peux aller voir mon oncle qui adore l'opéra, mais ça je le mets sur le compte de mon insomnie, c'est fou de penser combien de marches il faut monter pour arriver au cinéma, je ne comprends pourquoi dans la ville il y a tant de tranches en biais, ce qui correspond à l'ancienne distribution de cacao, quand de loin on voyait arriver les bateaux chargés de potassium, c'était le bon temps, il suffisait de se baisser pour que les balles du revolver du sergent passe au-dessus, maintenant ils ont des canons alors pour passer inaperçu c'est rater, il faut faire le grand tour, de loin on voit briller les fûts, ce qui fait peur, car si on est perdu on peut être pris par la bête, on dit qu'elle dévore tout ce qu'elle trouve, alors je fais attention à mon ombre, elle pourrait me dénoncer, on ne sait jamais, comme les conditions sont dures, elle pourrait être tentée de me vendre pour quelques cacahuètes, mais comme je file le long des murs de la ville personne ne me voit et je peux continuer mon chemin jusqu'à l'aube, tout aura disparu et j'irai à l'école ne me souvenant pas de ce que j'ai vécu la nuit, et tant mieux parce que le jour c'est joyeux, c'est des rires, des concentrations de calcium, des gentillesses feintes, mais tant pis moi j'aime bien vivre
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