when is it now
mercredi 19 mars 2014
ça aurait pu faire mais
ça aurait pu faire mais quand je pense que je suis un peu plus que ce que j'étais mais cependant j'attends que ça commence, je ne suis pas pressé, je veux juste m'assurer que tout est bien en place pour que je puisse faire mon numéro, mais pour la première fois je vois les fleurs jaunes, je me dis quel bonheur de vivre, ensuite je vois les fleurs rouges, je me dis que c'est merveilleux de vivre, après je vois ce que je peux faire, et là je suis triste, parce que je ne pourrai jamais égaler les fleurs jaunes ou rouges, tout ce que je peux faire c'est un peu de manière dans la salade, mais surtout je commence toujours ce que je fini, pour cette raison j'ai besoin d'aide parce que tout est dans le moment alors pour atteindre le moment d'après je pense pouvoir passer par là, à condition de pendre toujours le même train à la même heure, dans un an il sera plus que temps de faire les bagages mais pour l'instant je suis toujours à la recherche de mon peigne que j'ai voulu prendre avec moi quand je suis allé au sud de l'Espagne mais que je suis revenu je me suis demandé pourquoi j'étais parti, je me suis dit la prochaine fois j'irai dans ma salle de bain, au moins je la connais bien, et puis je n'aime pas prendre des bagages, c'est lourd à porter, et puis quand je regarde les nuages je vois bien qu'ils avancent tout seuls, où vont-ils, je n'en sais rien et je n'ai pas envie de les suivre parce que tout ça n'est pas sérieux, moi j'ai envie de m'investir dans un projet qui prend son temps pour que tout soit bien étudié, mais comment vais-je faire avec mon envie de partir, suis-je assez motivé pour me perdre dans une relation qui va me faire passer de jeune homme à adulte grisonnant, mais comment faire autrement je ne suis pas assez angoissé pour penser que j'ai perdu ma jeunesse, tout avance et c'est comme ça, il n'y a pas d'autre chemin, on doit partir sans bouger, comme si le soleil brillait mais ne pouvait pas trouver l'hombre, comme si l'armoire pouvait manger des saucisses, comme si j'étais bon, comme si je pouvais traverser les murs, comme si c'est samedi, comme si je sentais que le moment était venu de dire au-revoir, mais ce n'est pas comme ça qu'on fait, il y a tant de façons de vivre, pourquoi ne pas essayer et prendre quand c'est possible un livre et se dire que le moment c'est maintenant alors j'y vais, c'est décidé, je suis pour la sortie, c'est un jeu amusant, on rie, on ne pense plus à nos problèmes, enfin le seul qui reste c'est d'avoir faim, parce que quand on rit c'est le meilleur qui arrive mais l'estomac lui a besoin de nourritures terrestres, du cochon, de la pintade, des herbes de Provence, des histoires à raconter, de l'ambiance comme si on était prêt à faire ce qu'on ne fait jamais, pour que soit respecter l'ordre de ne rien déranger, car comment on peut croire qu'on peut s'amuser au point d'oublier tout ce qui tracasse, car la vie c'est le plein de projets, d'ennuis, de vertiges quand on s'aperçoit tout ce qui se passe en-dessous de moi, un million d'atomes s'agitent en tous sens pour savoir qui arrive le premier
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