when is it now

vendredi 21 mars 2014

il y a de quoi espérer

il y a de quoi espérer, quand tout est bonifié par dieu, c'est qu'on ne s'est pas trompé de sens, il faut bien lire les panneaux, ça ne peut pas aller sous la mer, mais c'est quand même bien pratique pour aller loin parce que la modernité apporte de la précision aux outils, mais de fait rien pour arranger les relations, on n'a pas encore inventé un traducteur d'émotions qui permettent de faire des phrases sans avoir à toujours être d'accord avec l'autre, parce que tout est pour la fermeture de l'ensemble des cheveux en bataille, c'est donc pour ça que je me bâts, c'est une lutte acharnée, toute une troupe de molécules foncent tout droit dans l'espoir de passer en force, c'est violent, ça peut faire mal, mais je suis sûr de vaincre, un jour que la maison brûle, je crois que j'ai laissé mon ordinateur, tout va disparaître, tout mon passé glisse rapidement dans la chaleur montante, ça fond à toute vitesse, de milliers de degrés pour venir à bout de ma pulsion d'exister, de mon appendice qui me permettait de faire autre chose pour que ça soit prêt mais maintenant je comprends que chaque instant est précieux, ce n'est pas la peine de s'investir pour après, le présent est magnifique, il est plein de surprises, tout avance en reculant, c'est drôle, c'est magique, comment faire autrement tout est cerné, il faut se rendre à l'évidence, tout est beau dans le même sort que le premier homme quand à l'occasion de la pleine lune la lumière blanche croise le regard du sapiens, ça dort pas sur ses deux oreilles, ça écoute la nuit pour savoir si un jour il va découvrir la roue qui lui permettra de pousser le tabouret pour accéder au placard du fond où il range son ipad, croire au futur c'est accepter que tout soit remis en question, ce n'est pas une position confortable, mais je me demande si depuis que l'humain existe il y a eu un moment de tranquillité, peut-être vers le soir quand tout est fini et que commence le reposoir du soir avec un verre de vin à la main, quelques cacahuètes, là je touche ce que j'appelle le bonheur de vivre simplement

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