when is it now
mercredi 19 mars 2014
une seule fois je me suis dit
une seule fois je me suis dit d'accord pour la simple raison que je suis en mesure de savoir ce qui me concerne, c'est un présent dans la sauce, mais je sais comment m'en sortir, il me faut une cuillère, pour l'instant ça va, c'est un peu juste mais je fais avec, pour que soit fait la robe, je sais bien qu'il faut des épingles, car dans un moment il faudra faire attention à ce que tout soit bien rangé, car c'est le moment magique, celui que tout le monde attend, c'est la surprise qui fait tout ce qu'on est quand on est parti et que tout est rose, pour la maison dans les champs mais quand je fais un rêve ça ne peut pas sortir alors je fais un nœud, ça prend de la danse, mais surtout c'est vert, depuis la dernière fois je crois que j'ai compris, tout est à droite pour que ça soit bien équilibré, mais quand je regarde au fond, il y a un personnage qui m'étonne, il porte un pantalon rouge, et une caquette jaune, je demande qui il est, on me dit que c'est un voyageur, je m'empresse d'aller le saluer, mais quand j'arrive je vois qu'il est parti, en voyage, sans doute, je passe de l'autre côté, je ne vois personne avec qui je voudrai parler, je tourne, je vire, je pense, je suis et maintenant c'est le moment de boire un verre de vin, j'espère ne pas trop en boire cette fois, parce que samedi dernier on a du me mettre au lit, je ne tenais plus debout, donc aujourd'hui je crois que je vais boire de l'eau mais quand je sens monter en moi la pulsion de passer un bon moment je prends mon bras et je le dirige vers le verre de vin, je le bois, ça va mieux, je suis content, je prends tout ce qui se passe avec de la distance, peu importe ce qui peut arriver, je suis bien, tout avance comme dans un rêve, je passe par ici, ou par là, ce n'est pas grave, je bois une deuxième verre de vin, ça va de mieux en mieux, tout se passe comme si je ne pouvais rien faire mais ça m'est égale, ça devrait déboucher sur quelque chose, mais je ne sais pas quoi, c'est un passage vers le troisième verre, la joie me remplit il n'est plus l'heure de s'ennuyer, la joie me fait sautiller, pourquoi ne pas vivre heureux, pourquoi ne pas proclamer que tout est possible que tout est souhaitable, que tout le monde se lève et chante avec moi que tout est là, dans l'harmonie, dans la simplicité, dans la chance de vivre, dans la merveille de respirer, tout est formidable pourvu que ça dure, mais voilà le quatrième verre de vin qui arrive comme par magie, je le prends je le verse dans ma gorge, c'est l'euphorie, je ris, je pleure, je vomis sur le tapis, mais ce n'est pas grave, tout est léger, tout va bien, c'est une jolie fête, je m'amuse, tout est drôle, tout est fait pour m'alerter sur l'envolée des sentiments, parce que dans un immense pays, je suis invité pour dire ce que je pense de la poussée des fleurs au printemps, bien sûr je ne suis pas obligé de croire que c'est vrai parce que moi ce que je sais c'est plutôt la floraison des arcs en ciel, quand d'un seul coup le ciel est parcouru de couleurs, sans qu'on puisse faire la différence mais moi je vois bien que tout ça c'est d'un façon ou d'un autre un peu de rien
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