when is it now

lundi 6 janvier 2014

ça fait maintenant la moitié de ma vie que je passe avec la même femme, j’enlève six ans, les six premiers ans qui sont les plus importants mais dont on ne se souvient pas, ça fait donc vingt ans que je vois le même visage tous les matins, je n'en reviens pas, quand je l'ai vu la première fois j'ai eu envie d'elle, ensuite ça a continué, continué, continué, et voilà 20 ans, dans les dents, celles qui me restent, car en 20 ans on en perd de la jeunesse, avant on ne pense à rien, après on pense à tout ce qui va arriver et ce n'est pas très joyeux, peu à peu les muscles se bloquent, les nerfs se coincent, les cheveux tombent, l'espérance s'amenuise, et moi je crois toujours au père Nobel, celui que des farfelus suédois pensent pouvoir décerner un prix, comme celui de la paix, reçu par Obama lors de sa première élection à la présidence des États-Unis, faut-il être cinglé pour décerner un prix de la paix à une président américain qui peut envoyer des milliers de drones pour tuer des enfants, dommage collatéral comme on dit maintenant qu'on peut faire une guerre propre sans perte de soldat, mais ça coûte très cher, c'est pour ça que les américains sont les seuls à utiliser ce moyen moderne en masse, tuant des milliers d'innocents et quelques malfaiteurs, merci Nobel, mais moi j'ai les boules, vivement Pâques, on aura les cloches et la vie continue, moi je préfère vivre en France, qu'en Afghanistan ou qu'en Irak, parce que dans ce pays un jour ou l'autre un missile arrive d'on ne sait où, et là c'est le  destin qui frappe parce qu'à des milliers de kilomètres un soldat américain joue avec son joystick, et lance un missile comme si il jouait à la playstation, alors comme symbole de paix on fait mieux, on envoie des roses

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