when is it now

mardi 7 janvier 2014

l'autre jour j'ai vu un ours qui mangeait une banane, je lui demandais pourquoi il faisait ça, il me répondit qu'il venait de vendre sa maison et n'ayant plus de miel il s'était mis à manger des bananes sur le conseil d'un vieil ami singe, c'est pourquoi je vois partout des occasions de rire, car la vie est drôle, on s'amuse, on rit, et on pleure car tout le monde meurt, tout le monde est triste, les gens sont sales, ils ne se lavent pas, ça sent mauvais, ce n'est pas drôle, c'est usant, il ne se passe rien, que faire d'autre, aller de l'avant, faire des choses qui ne sont pas dans le catalogue, car la liberté ne se mesure pas en centimètres, ça se passe bien à condition de payer ce qui doit être vendu, car un jour on sait quoi faire, ça commence comme ça, un jour, une heure, tout s'écroule, il ne reste rien d'avant, tout s'efface, à quoi bon faire de plus en plus quand ça ne va pas comme on veut, mais dans l'avion je regarde les nuages, ils me font penser à de la crème chantilly, mais quand je pense à moi ça me fait penser que je n'ai plus vingt ans, ça ne me fait rien, mais quand même quand j'y pense ça me fait quelque chose, parce que je suis un être humain conscient de la perte de l'innocence, ce jour qui fut la fin d'une époque, où la douceur de vivre permettait de faire quelque chose sans penser à sa mort, mais tout ça est loin, je ne suis plus le jeune que j'étais alors je passe le temps comme ci ça pouvait s'arrêter tout de suite, sans y penser, sans faire exprès, un petit geste de la sortie en passant par une porte qui s'ouvre le dernier jour, mais avant d'arriver je compte faire quelques tours par ci par là pour être sûr de ne rien rater, mais ça commence mal, je suis au courant de ce que je suis en quelques sortes pour un peu de changement mais quand suis-je content, ça devrait recommencer même si ça peut aller, ça devrait continuer un peu, juste de quoi faire face

Aucun commentaire: