when is it now
jeudi 19 décembre 2013
un peu par hasard je me suis rendu compte que je pouvais faire un bond, c'est un pas qui est plus allongé comme le café qu'on surveille depuis qu'on a appris à nager, mais au fond ce n'est rien, il suffit de prendre sa respiration, de compter jusqu'à trois de penser à soi quand on est dans son lit et que je ronfle, ça ne m'empêche pas de rêver à des corps nus qui me disent oui, mais quand je me réveille je me trouve ridicule, car comment imaginer qu'un corps nu puisse parler, ça ne me plaît pas, c'est encourageant, mais en passant trop près je me trouve de nouveau dans de beaux draps brodés au fil d'or, oh là là, que faire d'autre je me creuse la tête à la recherche de nouvelles idées, tiens par exemple, quand je vais là je me tais pour sentir ce qui se passe depuis des siècles, la pente qui m'amène doucement à voir ce qui est en bas, mais pour l'instant je tiens la misère au loin, je suis au courant des tourments, il faut remercier quelqu'un pour me permettre de continuer à rêver, car la vie est mystérieuse, elle ne donne rien et pourtant je sais quoi faire, alors je m'allonge près d'elle, je l'entends respirer, ça va doucement comme un éléphant dans un magasin de porcelaine, vers un âge indéterminé quand je continue à croire que tout est dans un mouchoir blanc dans ses yeux pour toujours dans l'amour, un pas de plus des histoires qui durent des voyances sereines, et de la chance à chaque tournant, et puis le temps passe, les années s'ajoutent, les parents deviennent des grands-parents, les petits sont grands, les paroles sont vraies et moi je continue à vouloir passer par là parce que tout est lié, tout dépend, tout prend quand c'est possible, tout s'arrange, tout est là dans l'attente car quand on va trop vite on ne voit pas ce qui est lent, un passage, une armoire, des tiroirs, de la glace à noël, mais avant de partir je fermer la porte, je fais attention à ce que je laisse derrière moi car quand je reviendrai il n'y aura plus de place
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