when is it now
dimanche 2 décembre 2012
un jour j'étais quelque part, je me rendis compte que j'étais à cet endroit, alors je fus à l'envers, car je ne suis pas encore prêt à prendre tout ce qui vient comme une réalité acceptable, je m'entraîne, tous les jours je me tiens prêt, j'avance doucement, il faut mettre un pantalon, une chemise, un manteau, des chaussures, je contrôle, tout est là, je peux partir à l'aventure de la rue, je sors, je marche, normalement, tout va bien, j'arrive à un croisement de rues, je choisis d'aller à droite, à ce moment là quelqu'un me demande un renseignement, c'est la panique, que vais-je répondre, puis-je prendre le risque de parler, n'est-ce pas une brèche dans ma défense, je dis n'importe quoi, je m'en vais, en moi c'est l'ébullition, que dire, que faire, que taire, qu'espérer, que prendre, que laisser, je marche, le rythme m'enlève, je rêve, mes pieds caressent le sol, je suis bien, il n'y a plus d'interruption, je file tout droit, comme un capitaine au milieu de la mer, la confiance dans le bateau, j'ai confiance dans la vie, elle apporte, je prends, je laisse, je sais ce qu'il me faut pour aller bien, je respecte les règles, je dis bonjour, merci, au-revoir, je préfère quitter le gens, je suis content d'être libre, d'aller où je veux, je croise les gens, je n'aime pas parler aux gens, ils n'ont rien à dire, alors que sentir leur corps au passage, je vois ce qu'ils sont en vérité, une vérité qu'ils ignorent, car l'humain se cache ce qu'il est en profondeur, je ne sais pas pourquoi je peux voir ça, est-ce un don, suis-je doué, ça m'étonne, je suis normal, je vis normalement, je sors le matin pour aller travailler, je ne parle à personne de peur de me perdre dans l'autre, je dis bonjour, on me dit bonjour, c'est rassurant, comme une route bordée d'arbres, ça sent les vacances, heureusement que je sais me dérouiller au quotidient, je n'ai pas besoin d'aide, c'est bien, je suis content
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