when is it now
mercredi 5 décembre 2012
un point c'est tout, dans la mesure où je suis prêt à comprendre ce qui se passe, c'est une réalité compliquée, en effet je me tiens bien, c'est à dire que je suis droit sur mes jambes, je suis un homme moderne, très loin de mon ancêtre australopithèque, qui marchait courbé, il a fallu attendre des millions d'années avant que l'homo erectus se redresse en marchant des milliers de kilomètres pour aller de l'Afrique à l'Asie, maintenant on prend l'avion, le train, la voiture pour aller plus vite, mais on ne se rend pas compte que le vrai rythme c'est la marche, elle seule procure la transe, le rêve debout, l'action incertaine, le plaisir immédiat, quand on marche on ne s'arrête pas, on ne parle pas, on regarde devant soi avec confiance, tout le corps participe à cet effort, les pieds caressent le sol, les jambes s'élancent dans le vide, le haut du corps sert de balancier pour équilibrer cette fragile construction, un trou qu'on n'a pas vu, et c'est la chute, on tombe tout en bas, au niveau des chaussures, la tête cogne le trottoir, on saigne, on est inconscient, la vie s'arrête, on ne peux plus marcher, on regarde par la fenêtre, la vie est au dehors, il y a du bruit, des gens qui pensent qu'ils n'auront jamais de problème, ainsi passe les générations, depuis des millions d'années, l'humain naît pour mourir, quelques décennies pour aller vite, si vite qu'on oublie l'essentiel, chaque moment annonce la fin, prions pour être dans la solitude fraternelle, chaque humain vit seul, il peut être accompagné, ça dure un certain temps et ça s'arrête, on recommence comme avant, on vit dans des cycles, il y en a des courts, et aussi des longs qui peuvent durer 40 ans, pour un humain c'est très long, pour un éléphant, ça l'est moins, mais c'est l'humain qui règne sur la création, c'est donc lui qu'on écoute, amen
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