when is it now
mercredi 17 juin 2015
encore une fois je sais
encore une fois je sais, ça fait longtemps que je me dis que je suis en train de pouvoir faire ce que je veux, c'est une réalité compliquée, car avant pendant mes 30 premières années tout se passait bien sans me dire que j'allais vivre autre chose que ce que je vivais alors, mais un jour de mes quarante ans, je me suis réveillé transis, qu'allais-je faire de ma vie, or donc je me dis il faut que j'agisse, je réfléchis et j'arrive à la conclusion que rien ne me plait vraiment, quelque chose qui me tiendrait assez fort pour que je ne la lâche pas rapidement, le sexe non, l'argent, non, le pouvoir, non, le vin, non, alors j'ai une idée, il se trouve que depuis que j'ai dix ans, j'aime écrire, au début je le faisais en dilettante sans autre envie que de passer un bon moment, évidemment ça s'est compliqué ensuite et de plus en plus, j'arrive aujourd'hui à vouloir que l'écriture me donne l'argent pour vivre, et pour ça je me complique l'existence car pour écrire souvent il faut avoir envie d'affronter l'envie de ne rien faire, mais moi ça ne me fait rien, j'aime agir, mais surtout pas dans un but particulier, j'aime agir sans but, alors je me suis dit je vais écrire sans but, c'est très difficile d'y arriver rapidement, car toute sa vie on est éduqué dans un but, d'abord les parents, ensuite l'école tout est but à atteindre et même après la société nous oblige à être citoyen, des buts, encore des buts et encore des buts, alors pour passer du but au non but ça prend du temps et je ne suis même pas sûr d'y arriver, car qui suis-je un humain moyen sans prétention sans parole, juste bon à vivre chaque jour et petit à petit pourrir jusqu'à l'os, voilà une partie de moi, mais ce n'est pas la seule, il y a aussi le vainqueur, c'est normal avec tous ces buts, on gagne tous les matchs, il y a aussi le rêveur, celui qui est content de vivre, sans penser à rien, il est heureux, voilà toutes les branches qui me composent et qui me font penser dans la façon que je pense, évidemment je ne pense pas comme mon voisin ou encore comme le pape, quand tout est dit il n'y a plus rien à dire et quand c'est plus haut il faut monter, c'est simple en apparence, mais quand on creuse on s'aperçoit que tout est faux, car pour que ça tienne il en faut des mensonges car pour qu'une société progresse il faut plein de petits humains qui pensent qu'ils sont importants du coup ça fausse tout parce que le départ c'est tous les humains naissent égaux en droit, c'est le message de la constitution quand ils ont tué le roi ils se sont dit on va en mettre le paquet à dix francs et ensuite on ira pisser vivre la république voilà pourquoi on dit aujourd'hui laisser passer les fortunes qui ne font pas de saut dans le vide et comme c'est pourquoi ce temps est là dans l'attente de parler le dernier comme d'habitude c'est une fois de trop mais on est habitué, il faut savoir le faire gentiment sans être un magouilleur, la vérité ça existe surtout quand faut déclarer ses revenus alors pour avoir une petite réussite je me dis que je dois travailler sérieusement et même si ça se trouve un jour avoir la récompense du cornichon sympathique, voilà le programme, il n'y a plus qu'à continuer férocement sans se plaindre ni se mettre en dehors du cercle, c'est la seule condition, on trace un cercle sur le sol comme pour dire voilà mon projet et on passe bien sur la ligne pour que ça ne s'oublie pas et on prend position sur la crête, il faut absolument avoir la vision sur la cime, tant pis si on passe par des trous, on a la capacité à rebondir de plus belle et de prendre plus de plaisir car pour l'instant c'est le bonheur de vivre
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire